Maison Argenson

Rencontre au Château Montplaisir : L’art de la vigne et de la nature selon Charles Blanc

Chez Maison Argenson, nous concevons le luxe contemporain comme une invitation perpétuelle à ralentir, à déconnecter et à savourer l’instant présent. Cet « art de vivre à la bergeracoise » que nous chérissons tant ne s’arrête pas au seuil de notre oasis urbaine ; il se prolonge dans les rencontres avec les artisans, les créateurs et les passionnés qui subliment notre magnifique région du Périgord Pourpre.

Aujourd’hui, nous vous invitons à faire un pas de côté, à quelques kilomètres seulement de Bergerac, sur la commune de Prigonrieux. Là, sur la rive droite de la Dordogne, se cache un domaine viticole d’exception : le Château Montplaisir. À sa tête, Charles Blanc, un vigneron qui a fait le choix audacieux de l’exigence absolue, de la biodynamie et du respect inconditionnel du vivant.

Un domaine familial, un terroir sublimé

L’histoire du Château Montplaisir est avant tout une histoire de passion et de transmission. Implanté en 1917 par la famille Collet, le domaine a connu son âge d’or dans les années 1950 avant d’être acquis en 1978 par les parents de Charles, eux-mêmes issus de grandes familles viticoles de Saint-Émilion et des Charentes. C’est en 2001, enrichi par des expériences professionnelles lointaines – notamment en Nouvelle-Zélande – que Charles Blanc reprend le flambeau.

Ici, la rivière Dordogne adoucit le climat et offre une terre riche où se mêlent harmonieusement graves, sables et dépôts alluvionnaires. Mais loin de s’inscrire dans une viticulture conventionnelle, Charles a pris une décision forte et rarissime : réduire sa surface viticole de plus de moitié pour se concentrer sur un écrin intime de six hectares. Ce choix radical lui permet aujourd’hui de choyer chaque pied de vigne avec une précision d’orfèvre et une sensibilité bouleversante.

La philosophie : Dé-mécanisation, agroforesterie et biodynamie

Rencontrer Charles Blanc, c’est écouter un homme qui a su « détricoter » les pratiques agricoles imposées depuis des générations pour réapprendre à observer la nature. Refusant le dogme selon lequel l’homme doit dominer son environnement pour en tirer le meilleur, il a banni la mécanisation à outrance, les engrais de synthèse et les désherbants.

Au Château Montplaisir, la vigne respire au rythme de la biodiversité. Charles y pratique une agroforesterie engagée en plantant chaque année une centaine d’arbres et d’arbustes. Il a généralisé les semis de couverts végétaux diversifiés, réintroduit la faune au cœur du vignoble et soigne ses ceps en douceur, grâce à des infusions de plantes en phytothérapie. Dans cette symbiose recréée entre le monde animal et végétal, le sol n’est plus considéré comme un simple support, mais bien comme un écosystème vivant qui donne au terroir la liberté de s’exprimer pleinement.

L’art du chai : accompagner plutôt que transformer

Cette philosophie du vivant se traduit par une impressionnante diversité : pas moins de treize cépages s’épanouissent sur ce petit domaine. Afin de ne pas meurtrir la terre ni les grappes, les vendanges sont exclusivement manuelles. Les transferts de jus se font ensuite par gravité, préservant l’intégrité de chaque baie.

« Le travail du vigneron, à ce stade, est de disparaître le plus possible », confie Charles. Au chai, l’intervention humaine se fait délicate, presque comme une caresse. Les extractions en rouge s’opèrent par infusion douce, et le respect du fruit permet de réduire significativement, millésime après millésime, les apports de soufre.

Des cuvées de caractère, reflets du Périgord

De cette alchimie naissent des vins biologiques, vibrants et profonds. La gamme classique Montplaisir offre des vins fins, complexes et accessibles. Pour les esprits curieux, la cuvée Monochrome bouscule les codes en mariant le terroir de Bergerac à des cépages typiquement ligériens comme le Chenin et le Cabernet Franc. Les esthètes se tourneront vers les audacieux Polychrome et ZK 121, qui poussent toujours plus loin la recherche de pureté.

Et comment ne pas évoquer le Rosette ? Cette petite perle du bergeracois, une appellation demi-moelleuse très confidentielle à laquelle Charles redonne, avec beaucoup de talent, ses lettres de noblesse que nous avons mis à l’honneur sur la carte de vin de Maison Agenson.

Une échappée belle lors de votre séjour

Lors de votre passage à la Maison Argenson, nous ne saurions trop vous recommander de prévoir une parenthèse au Château Montplaisir. Le domaine ouvre ses portes toute l’année  pour des dégustations personnalisées avec la possibilité de commander des planches apéritives de délicieuses charcuteries et fromages.

Une expérience humaine et gustative qui résonne parfaitement avec notre quête d’authenticité et de bien-être.

Une façon merveilleuse de savourer, le temps d’une journée, la magie si particulière et secrète de notre Périgord Pourpre.

N’hésitez pas nous demander de réserver ce moment d’authenticité lors de votre arrivée ou par mail en amont de votre venue à la Maison.

La salle de dégustation et le magasin sont ouverts tous les jours de l’année de 10h à 19h. Pour plus de sécurité et de facilité, je vous invite à me téléphoner avant de venir au +33 6 81 05 69 64 ou me joindre par mail à [email protected].

 

Dégustations gratuites, planche fromages et charcuterie 12 €/pers sur réservation ( 24 h avant )

Des visites de la vigne au chai sont possible sur rendez-vous, 10 €/ personne adulte, remboursée à partir d’un achat de 12 bouteilles de vin.